J’ai toujours été un peu dans la lune… Enfant je rêvais de devenir astronome. Finalement j’ai fait du son, de la musique, des disques. Puis de la céramique, le tour remplaçant le tourne-disque. Mes cyclopes en grès révèlent des galaxies qui émergent sans bruit de la nuit noire. Avec l’encre je marie calligraphie et géométrie. J’accueille volontiers de hasard lorsqu’il contribue à créer mon paysage rêvé sous les augures du disque lunaire.


Exemples à voir via les onglets ‘peintures‘ et ‘estampes‘ ci-dessus, ainsi que les articles du blog de la catégorie « encre ».
Liste d’expositions à la page ‘à propos‘
« Abstraction et onirisme »
L’abstraction est à mes yeux un vecteur émotionnel d’une grande pureté qui permet, mieux que la figuration, de toucher les cordes sensibles les plus profondes de chacun.
Je crois en effet que toute représentation induit un biais culturel ou cognitif qui tend à interférer, d’une manière ou d’une autre, dans la communication entre la proposition de l’artiste et la perception du spectateur.
Grâce à l’abstraction, la réalité de l’œuvre, qui résulte d’un dialogue intime entre elle et l’artiste, garde intact tout son potentiel évocateur et émotionnel, en devenant elle-même la source d’un dialogue totalement ouvert et tout aussi intime avec l’observateur.
Avec mes encres, le point de départ est souvent un geste spontané, d’ordre calligraphique, tandis que pour mes estampes, je pars de formes iconiques simples, dont la portée symbolique laisse chacun libre de leur interprétation. Parmi ces formes, j’affectionne particulièrement celle du disque, tant pour sa résurgence évocatrice de mon premier métier dans le domaine discographique, que pour son évocation lunaire et son irrésistible invitation à la rêverie.