a propos

En bref :

André Defossez est un artiste aux multiples facettes. De sa peinture comme de ses estampes ou ses sculptures céramiques, se dégage une expressivité évocatrice, parfois teintée d’onirisme, qui doit plus à des recherches formelles abstraites qu’à toute volonté de représentation.

Son credo étant que la figuration induit un biais cognitif qui interfère dans la communication entre l’œuvre et le spectateur, il cherche, par l’abstraction, à préserver tout le potentiel évocateur, voire émotionnel, qui peut naître d’un dialogue totalement ouvert entre le regardé et le regardant.

Avant de se consacrer aux arts visuels, André Defossez s’est forgé une réputation internationale dans les domaines de la musique électroacoustique et de la technologie de l’enregistrement sonore.


En moins bref :

André Defossez est un artiste aux multiples facettes. Dans un premier temps, ses études de musique et d’ingénieur du son le mènent assez naturellement à la création sonore et à la composition électroacoustiques, sous le pseudo de David Fortez.

Primé en 2001 par Phonurgia Nova (Arles) pour son RadioMix ‘Homo hertziensis’, il composera de nombreuses œuvres acousmatiques diffusées sur le réseau Euroradio ou données en concert en Belgique mais aussi à Paris, Bourges, Arc-et-Senans, Madrid, Aarhus, La Havane, …

Curieux d’horizons nouveaux, il découvre la céramique dans l’atelier d’Anima Roos puis se forme auprès d’Eric Gunera, Vincent Kempenaers et Thérèse Lebrun dans un parcours académique complet. De nombreuses visites d’ateliers en Chine (Jingdezhen, Yixing) et au Japon, dont des stages à Bizen et Shigaraki, influent sur sa production et stimulent son intérêt, via le Shiatsu et le TaiJi, pour la peinture chinoise. Sa professeure, l’artiste taiwanaise Mei-Ling Peng, l’encourage à développer librement sa propre voie vers une abstraction qui tient autant de l’action-painting que d’un minimalisme inspiré par le bouddhisme Zen.

En 2019 il participe à un workshop d’estampage dirigé par Lia Wei au mont Taishan (Chine), et y produit des œuvres qui ont été sélectionnées pour la “Ink Art Week Brussels”.

Pour développer cette pratique, il intègre l’atelier de gravure de Marianne Corté à l’Ecole des Arts d’Ixelles, où il approfondit sa recherche formelle en s’appropriant la technique du monotype.

Il participe régulièrement aux expositions collectives annuelles de cette École ainsi qu’à celles de l’IBHEC (Institut belge des hautes études chinoises) au Musée Royal d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

Nombre de ses œuvres ont été acquises par des collectionneurs privés à ces occasions, ainsi que lors de la première exposition personnelle de céramiques et d’encres qui lui était consacrée en 2020 à l’Espace des Quatre Saisons à Stockel (Bruxelles).

En 2022, il participe à l’exposition ‘Black Boxes’ en hommage à Fred Penelle, au Centre d’Art de la Chapelle de Boondael (Bruxelles).


Expositions

Juin 2014 – Céramique – série des ‘cyclopes’ – École des arts d’Ixelles

Juin 2015 – Céramique – sculptures en grès noir – École des arts d’Ixelles

Juin 2016 – Céramique – sculptures en grès – École des arts d’Ixelles

Juin 2017 – Céramique – série des ‘menhirs écorchés’ – École des arts d’Ixelles et Encres – Musée Royal d’Art et d’Histoire de Bruxelles

Juin 2018 – Peinture – Encres – Musée Royal d’Art et d’Histoire de Bruxelles

Mai 2019 – Estampes à l’encre de Chine réalisées au Mt Taishan (Chine), dans le cadre de la Ink Art Week Brussels – Espace Flagey et Musée Royal d’Art et d’Histoire de Bruxelles

Septembre 2020 – Rétrospective personnelle – Espace des quatre saisons, Stockel (Bruxelles)

Octobre 2020 – Céramique – séries des ‘menhirs écorchés’ – Exposition inaugurale du ‘Circularium’, Anderlecht

Août 2021 – Rétrospective personnelle – Galerie FMR-@Home, Bruxelles

Octobre 2021 – Rétrospective personnelle – Studio A – Gréoux-les-Bains

Février 2022 – Estampes – Exposition ‘Black Boxes’ (hommage à Fred Penelle) – Centre d’art de la Chapelle de Boondael (Bruxelles)


– version de C.V. à la première personne :

Avec des parents musiciens, la voie artistique peut sembler toute tracée, mais j’ai fait quelques détours …

C’est dans une école de cinéma (l’INSAS à Bruxelles) que j’obtiens mon diplôme d’ingénieur du son, qui m’a permis d’œuvrer dans le domaine du disque classique (pour EMI, Hyperion, Dorian… et mon propre label « ddf recordings »), pour la télévision, la radio et le cinéma (notamment un film de Claude Lelouch et « Le maître de musique » de Gérard Corbiau).

La recherche d’amélioration des procédés de prise de son stéréophonique m’a permis d’obtenir un brevet d’invention pour un système microphonique à trois capsules qui permet d’optimiser le rendu spatial. Cela m’a amené à donner des conférences à Londres, Montreux et New-York lors des conventions de l’Audio Engeneering Society, dont j’ai été président de la section belge.

J’ai également cherché à utiliser le son comme moyen d’expression, et obtiens en 2002 un Premier Prix de composition acousmatique au Conservatoire Royal de Mons (Belgique). C’est sous le pseudonyme de David Fortez que je compose alors des œuvres de musique électroacoustique qui ont été diffusées internationalement lors de festivals et dans les programmes de radio dédiés à la création sonore, notamment dans le cadre du groupe ‘Ars Acustica’ de l’Union Européenne de Radiodiffusion.

C’est lors d’un workshop chez la céramiste Anima Roos que je prends goût à la création plastique, passion que j’ai approfondie dans les ateliers de céramique d’Eric Gunera (Etterbeek), Vincent Kempenaers (Boitsfort) et Thérèse Lebrun (Ixelles) pour un parcours académique de 9 ans couronné par un diplôme.

Mes visites d’ateliers en Chine (Jingdezhen, Yixing) et au Japon, dont des stages à Bizen et Shigaraki, ont nourri la composante expérimentale qui rend mon travail céramique très polymorphe.

Plus récemment, libéré d’occupations professionnelles, j’ai abordé la peinture à l’encre de chine auprès de l’artiste taïwanaise Mei-Ling Peng, et la gravure dans l’atelier de l’artiste française Marianne Corté.

Dans ces deux disciplines, mon processus créatif tente une synthèse des deux pôles que sont l’action-painting et la méditation Zen, dont le point commun est la nécessaire capacité à « lâcher prise », et qui mène naturellement, pour moi, à l’abstraction.

« Abstraction et onirisme »

L’abstraction est à mes yeux un vecteur émotionnel d’une grande pureté qui permet, mieux que la figuration, de toucher les cordes sensibles les plus profondes de chacun.

Je crois en effet que toute représentation induit un biais culturel ou cognitif qui tend à interférer, d’une manière ou d’une autre, dans la communication entre la proposition de l’artiste et la perception du spectateur.

Grâce à l’abstraction, la réalité de l’œuvre, qui résulte d’un dialogue intime entre elle et l’artiste, garde intact tout son potentiel évocateur et émotionnel, en devenant elle-même la source d’un dialogue totalement ouvert et tout aussi intime avec l’observateur.

Avec mes encres, le point de départ est souvent un geste spontané, d’ordre calligraphique, tandis que pour mes estampes, je pars de formes iconiques simples, dont la portée symbolique laisse chacun libre de leur interprétation. Parmi ces formes, j’affectionne particulièrement celle du disque, tant pour sa résurgence évocatrice de mon premier métier dans le domaine discographique, que pour son évocation lunaire et son irrésistible invitation à la rêverie.

Sans titre – Estampe sur fond peint

2 réponses à “a propos

  1. Magnifique !

    En 1988 vous aviez assuré la prise de son au résidence Palace de quelques sonates de Hayn pour le pianiste Etienne Rappe. Je l’accompagnais alors et dans un atelier en intérieur d’ilot d’une maison de St Josse sauf erreur, j’étais fascinée par votre travail de filage…

    Auriez-vous aujourd’hui un peu de temps pour conseiller/orienter une jeune femme adorable et talentueuse, polyvalente mais surtout passionnée par la musique alternative qu’elle utilise pour mixer ou jouer en DJ. Elle rêverait de suivre une formation d’ingénieur son. Vous la trouverez avec ses amis de création sur insta @collectif_méta – Méta/Métabolisation asbl.

    Merci déjà et bien cordialement, Rebecca

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    • Bonjour Rebecca,
      Etienne Rappe en 88 ! Oui je me souviens. Je n’étais pas très heureux de l’acoustique du Résidence Palace, mais on s’en est bien sorti quand même. Pour le montage, j’avais effectivement un atelier au fond de mon jardin, près du parc du 50naire. On montait en coupant et recollant des morceaux de bande magnétique. Par rapport aux outils informatiques actuels, c’est de la préhistoire !
      J’ai été diplomé de l’INSAS en 1975 ! Pal mal d’eau a coulé sous les ponts en 50 ans. L’IAD aurait pris le dessus jusqu’il y a peu, mais serait en perte de vitesse. L’INRACI doit toujours exister, mais je ne sais rien de leur cursus. C’est un métier où, si on est passionné (et il vaut mieux l’être), on peut apprendre beaucoup ‘sur le tas’, avec des musiciens ou dans des studios. Un diplôme n’est utile que pour une carrière – disons – institutionnelle. Pour ma part, je me suis plus orienté vers la composition de musique électroacoustique (via le Conservatoire de Mons), la céramique, la gravure, et j’ai quitté la Belgique pour la Provence.
      Je ne vois pas en quoi je pourrais être utile à la personne dont vous parlez …

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