Grès fortement chamotté, émaillage par aspersion et désémaillage partiel; cuisson finale haute température (1250°). Dans ma série des formes travaillées par évidement dans la masse, c’est, jusqu’ici, la plus grande (l 21, h 56, p 7)
Making of :
Partant d’un bloc non homogène d’un grès fortement chamotté (référence commerciale : terre ‘Vagner’), je le projette d’abord plusieurs fois sur le sol depuis une hauteur de 3 mètres de manière à l’aplatir et lui donner une allure générale de menhir. Ce faisant, dans le cas de cette pièce-ci en particulier, des poches d’air emprisonné dans le bloc ont provoqué, en s’en échappant, des craquelures que j’ai souhaité garder, comme cicatrices de cette première opération. Après un détourage d’un geste unique du pourtour de la pièce au fil d’acier, la suite de la mise en forme se fait par évidement progressif dans la masse; le dessin des alvéoles est une improvisation qui dialogue constamment avec l’aspect global de la pièce et son évolution. Après une première cuisson (dégourdi), j’asperge l’ensemble de la pièce d’un émail que j’ai formulé spécialement pour sa forte propension, sur des terres ferrugineuses, à faire ressortir l’oxyde de fer, ce qui est très visible aux endroits que j’ai expressément désémaillés par grattage (pourtour et zones des ‘cicatrices’); la cuisson finale à haute température (1250°) révèle l’hétérogénéité de cet émail blanc.